Le théâtre est le lieu ou le corps porte la voix. Ce sont ces voix que travaille Martin Crimp dans les morceaux réunis ici. La pièce nous plonge dans l'intimité d'un couple anglais, lui dramaturge et elle comédienne sue le déclin, empêtré dans es luttes intestines. Le couple peut-il survivre à l'enlisement dans la médiocrité et à l'ambition personnelle de chacun de ses membres ? Ces scènes de la vie d'un couple nous questionnent sur l'individualité de la voix.
Dans quatre personnages imaginaires c'est la posture de l'auteur qui est pensée sur le mode de la déprise : la narrateur y relate sa rencontre avec l'auteur. La quête de cet être à part de ce sujet en soir et pour soi, s'avére tyrannique. Dans Quatre pensées malvenues, Rubans de magnésium et Vrai faux Baiser la voix se révèle comme un espace privilégié pour dire l'intime.