Dans l'Allemagne déchirée de l'entre-deux guerres, Élisabeth tente de survivre. Voulant prendre les devants et vendre son futur cadavre au centre médico-légal, l jeune femme va se heurter à de nombreux obstacles. C'est ce qu'Odon von Horvath désignait comme la "petite danse de mort" d'Élisabeth.
L'idée est née dans un bar un vin munichois enfumé. Au début de l'année 1932, le chroniqueur judiciaire Lukas Kristl posa à Horvath cette question intéressante : "Pourquoi le théâtre et les film traitent-ils toujours de crimes capitaux ? " Il ajouta que les pièges dans lesquels les "petits cs" risquent de tomber, par ignorance ou par imprudence,peuvent être tout aussi dramatiques et étaient même davantage répandus. L'idée plut à Horvath et il conclurent un marché. Le journaliste avait pour tâche de livrer les cas et leurs circonstances, et Horvath se chargerait d'en forger une pièce.
Sévèrement critiqué à son époque, l'auteur avait calmement répondu : "On me reproche d'être trop brutal, trop répugnant, trop inquiétant, trop cynique et autres qualificatifs bien sentis que l'on peut encore imaginer - et l'on oublie que mon seul soucie est de décrire le monde comme hélas il est."