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Les librairies
Dans une prison haïtienne, une voix s'élève. Elle scande, dans une seule longue phase, les malheurs du pays : pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
C'est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche par l'esthétisation de la misère et de la violence politique car le poète les vite, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d'autant plus qu'on l'a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtrale par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un chœur puissant.
Jean D'Amérique pousse ce cri en écho à d'autres confrères et consœurs poètes emprisonnée d'hier et d'aujourd'hui : Federico Gardio Lorca, Aslt Erdogan, Nâzim Hikmet... et le force de son verge rejoint la subversion de Jean Genet et l'allant d'Aimé Césaire. À lire à haute voix pour faire voler en éclats tous les murs dressés.