Ce qui frappe dans les deux pièces réunies dans ce volume, c'est leur impact émotif sur le lecteur/spectateur. Crimp arrive à restituer le choc qu'exerce sur nous la violence avec des moyens qui sont à l'opposé de ce que l'on voit quotidiennement à la télévision ou au cinéma. Aucune image brutale; et au lieu de la résonance des explosions, il fait chanter un blues. Il arrive à ce que nous nous interrogions sur la question du progrès en martelant une phrase : les choses s'améliorent. L'auteur ne nous indique ni le lieu ni le temps ou ses personnages discutent. il leur ôte leur individualité en leur attribuant des chiffres comme s'il s'agissait d'un essai dans un laboratoire. Mais il leur donne une présence théâtrale des plus magnifiques.
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